رَبِّ إِنِّي ظَلَمْتُ نَفْسِي، فَاغْفِرْ لِي.
رَبِّ إِنِّي ظَلَمْتُ نَفْسِي فَاغْفِرْ لِي
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avant d’ajouter : « Veuille, Seigneur, me pardonner, car j’ai été injuste envers moi-même. » Allah, le Très Clément, le Très Miséricordieux, lui accorda donc Son pardon.
Forme : un repentir immédiat, exprimé par « ẓalamtu nafsī » (ظَلَمْتُ نَفْسِي, « j’ai été injuste envers moi-même »), suivi de la demande « faghfir lī » (فَاغْفِرْ لِي, « pardonne-moi »). C’est l’invocation de Moïse après qu’il eut tué accidentellement et sans intention un Égyptien.
Tafsir du cheikh Abdurrahman as-Sa‘di
Puis il demanda pardon à son Seigneur : « Seigneur, j’ai été injuste envers moi-même ; pardonne-moi. » Il lui accorda Son pardon. Il est certes Celui qui pardonne, le Très Miséricordieux, en particulier envers ceux qui s’humilient devant Lui et s’empressent de revenir à Lui et de se repentir, comme ce fut le cas de Moïse, que la paix soit sur lui.
Tafsir de l’imam Ibn Kathir
Allah, exalté soit-Il, dit : « Il entra dans la ville à un moment où ses habitants étaient inattentifs. » Ibn Jurayj rapporte, d’après ‘Atā’ al-Khurāsānī, d’après Ibn ‘Abbās : cela se passait entre le coucher du soleil et la prière du soir. Ibn al-Munkadir rapporte, d’après ‘Atā’ ibn Yasār, d’après Ibn ‘Abbās : c’était au milieu de la journée. C’est également ce qu’ont dit Sa‘īd ibn Jubayr, ‘Ikrima, as-Suddī et Qatāda.
« Il y trouva deux hommes qui se battaient » : ils se frappaient et se disputaient. « Celui-ci était de son parti » : c’est-à-dire des Enfants d’Israël ; « et celui-ci était de ses ennemis » : c’est-à-dire un Copte, selon Ibn ‘Abbās, Qatāda, as-Suddī et Muḥammad ibn Isḥāq. L’Israélite appela Moïse, que la paix soit sur lui, à son aide. Moïse trouva une occasion, profitant de l’inattention des gens, et s’en prit au Copte.
« Moïse lui porta un coup de poing et le tua. » Mujāhid a dit : « Il le frappa d’un coup porté avec le poing fermé. » Qatāda a dit : « Il le frappa avec un bâton qu’il avait avec lui. »
« Et il le tua » signifie que le coup lui fut fatal et qu’il mourut. Moïse dit alors : « Cela est l’œuvre de Satan ; il est certes un ennemi qui égare clairement. Seigneur, j’ai été injuste envers moi-même ; pardonne-moi. » Il lui accorda Son pardon. Il est certes Celui qui pardonne, le Très Miséricordieux.
Tafsir d’al-Baghawi
« Il dit : “Seigneur, j’ai été injuste envers moi-même” » en tuant le Copte sans en avoir reçu l’ordre. « Pardonne-moi. » Il lui accorda Son pardon. Il est certes Celui qui pardonne, le Très Miséricordieux.
Dans le « Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » (n° 7507), il est rapporté dans un hadith qudsī : « Un serviteur commit un péché et dit : “Seigneur, pardonne-moi !” Allah dit alors : “Mon serviteur sait qu’il a un Seigneur qui pardonne les péchés…” J’ai pardonné à Mon serviteur ! »